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Guide complet

Michi Method : le guide pour composer vos pages de classeur Pokémon

Une page de classeur peut faire bien plus que ranger neuf cartes. La Michi Method mêle vos cartes à des illustrations imprimées qui se prolongent d'une pochette à l'autre. Vous trouverez ici les dispositions, les bonnes dimensions, le papier et toutes les étapes jusqu'à la découpe.

Des pages composées avec michi binder.

La Michi Method en 20 secondes

Plutôt que de glisser une carte dans chaque pochette, on compose la page entière : des cartes et des illustrations imprimées, sans laisser aucune pochette vide. Une même image peut couvrir deux, quatre ou neuf pochettes : les cartes ne sont plus rangées côte à côte, elles font partie du décor.

Vos cartes
Des illustrations imprimées
Une page pensée comme un tout

D'où vient la Michi Method ?

La méthode s'est répandue sur Instagram, où des collectionneurs ont commencé à publier des pages composées plutôt que remplies. Le nom vient du compte qui l'a fait connaître, @peeplop, et la communauté l'a adopté tel quel.

Rien de tout cela n'est officiel : ni Pokémon ni personne n'édite de règle. C'est une pratique, transmise de page en page, et les mesures comme les habitudes varient d'un collectionneur à l'autre. Ce guide décrit ce qui revient le plus souvent : pas une norme.

Voir le compte à l'origine du nom

Six façons de composer une page

Aucune n'est obligatoire et toutes se mélangent. Ce sont des points de départ : le plus dur est de choisir quoi raconter, pas de dessiner.

  • La carte centrale

    exigeant

    Une carte prend toute la lumière. L'illustration en fait le tour, sur les huit autres pochettes de la page.

    Idéal pour
    la carte dont vous êtes le plus fier
    Cartes
    1
    Composer cette disposition →
  • Un seul Pokémon

    intermédiaire

    La même espèce d'une extension à l'autre. La page montre une collection, pas une carte.

    Idéal pour
    les collections par espèce
    Cartes
    5 à 7
    Composer cette disposition →
  • Un illustrateur

    facile

    Une page pour un seul dessinateur. Le style suffit à faire l'unité, et une seule illustration la signe.

    Idéal pour
    les collections par illustrateur
    Cartes
    6 à 7
    Composer cette disposition →
  • Une évolution

    intermédiaire

    Une lignée, du premier stade au dernier. Les illustrations autour des cartes racontent ce qui se passe entre deux évolutions.

    Idéal pour
    les lignées et les histoires
    Cartes
    3 à 4
    Composer cette disposition →
  • Un dresseur

    intermédiaire

    Un personnage et son équipe : sa carte, ses Pokémon, et l'illustration pour le décor.

    Idéal pour
    les personnages et leurs Pokémon
    Cartes
    3 à 5
    Composer cette disposition →
  • Une couleur

    intermédiaire

    Tout ce qui est rouge, tout ce qui est bleu. La contrainte la plus simple, et la plus payante.

    Idéal pour
    les pages par type ou par teinte
    Cartes
    4 à 6
    Composer cette disposition →

Créer une page Michi, étape par étape

Cinq étapes, toujours les mêmes. Les trois premières se font à l'écran. Pour les deux dernières, direction la table de la cuisine.

  1. Choisissez un fil conducteur

    À l'écran

    Un Pokémon, une évolution, une couleur, un illustrateur, une ambiance. Donnez une idée claire à la page : tout ce qui suit en découle, et une page sans sujet devient vite une page encombrée.

  2. Construisez la composition

    À l'écran

    Placez d'abord les cartes que vous voulez montrer, puis dessinez l'illustration autour des pochettes qui restent. C'est l'ordre qui compte : les cartes décident, l'image s'adapte.

  3. Mesurez votre classeur

    À l'écran

    Les pochettes ne font pas la même taille d'une marque à l'autre. Deux minutes de mesure évitent une feuille de papier épais à la poubelle.

  4. Imprimez à l'échelle réelle

    Sur la table

    100 %, sans « adapter à la page », sur un papier assez épais pour ne pas gondoler. Faites un essai sur papier ordinaire avant le vrai tirage.

  5. Découpez et glissez

    Sur la table

    Une règle et un cutter donnent des bords nets, ce qui fait toute la différence une fois les pièces côte à côte. Puis on glisse, pochette après pochette.

Le matériel

Rien d'exotique. La plupart des collectionneurs ont déjà les trois quarts de cette liste.

Indispensable

  • Un classeur 9 pochettes
  • Une imprimante
  • Du papier épais
  • Une règle
  • Un cutter de précision ou un massicot

Pratique, mais facultatif

  • Un tapis de découpe
  • Un arrondisseur d'angles
  • Une machine de découpe type Cricut

Pour préparer la page

  • michi binder, pour composer et mesurer à votre place

Quel classeur choisir ?

Le format 3×3 est celui de presque tous les exemples que vous croiserez. Le sens d'ouverture, lui, change ce que vous pourrez faire.

Recommandé

Chargement latéral

La carte entre par le côté. Une pièce de papier peut donc franchir la couture entre deux pochettes voisines : c'est ce qui permet à une illustration de traverser la page. C'est aussi le format qu'on retrouve dans la plupart des créations Michi.

Chargement par le haut

Chaque pochette s'ouvre en haut et reste fermée sur les autres côtés. Les compositions restent possibles (beaucoup de pages superbes en sont faites), mais chaque pochette y est une case indépendante, et les grandes illustrations demandent d'être découpées pochette par pochette.

Format conseillé · 3×3, neuf pochettes

Les dimensions

Trois mesures à ne pas confondre : la carte, la pochette qui l'accueille, et l'insert qu'on imprime. C'est la confusion la plus fréquente, et celle qui coûte le plus de papier.

Mesurez votre classeur avant d'imprimer

Les pochettes varient légèrement d'une marque à l'autre. Relevez l'intérieur des vôtres avant de lancer une page entière : les valeurs ci-dessous sont des repères courants, pas une norme.

Carte Pokémon

63 × 88 mm

La seule mesure qui ne change jamais.

Pochette

70 × 95 mm

Autour de 70 × 95 mm de place utile. À vérifier.

Insert imprimé

68 × 93 mm

Un millimètre de moins que la pochette de chaque côté, pour qu'il entre sans forcer. Si cela force encore : 66 × 91 mm.

Tailles d'inserts selon les pochettes couvertes

FormatPièces à découperRemarque
1 pochette68 × 93 mmL'insert de base : la pochette, moins un millimètre de chaque côté.
2 pochettes, côte à côte139 × 93 mmUne seule pièce, pliée sous la couture : 3 mm de plus en largeur pour la franchir.
2 pochettes, l'une sous l'autre68 × 93 mmDeux pièces d'une pochette : aucune ne franchit une couture horizontale.
3 pochettes, une ligne139 × 93 + 68 × 93 mmUne pièce de deux pochettes et une pièce d'une.
Carré de 2 × 2139 × 93 mmDeux pièces de deux pochettes, une par ligne.
Page entière 3 × 3139 × 93 + 68 × 93 mmTrois lignes : sur chacune, une pièce de deux pochettes et une pièce d'une.

Pourquoi les grandes images se découpent

Une pièce de papier peut être pliée pour franchir une couture entre deux pochettes, pas deux. Et entre deux lignes, aucun pont n'est possible : chaque ligne a sa propre ouverture. Une illustration pleine page existe donc très bien : elle arrive simplement en plusieurs morceaux qui se rejoignent une fois glissés.

Où trouver les illustrations

C'est la question qui bloque le plus de monde, et elle a plusieurs réponses selon ce que vous voulez raconter.

Illustrations officielles

Artworks des cartes, visuels promotionnels, illustrations des jeux. La source la plus simple, et celle qui s'accorde naturellement avec les cartes posées à côté.

Le travail des illustrateurs

Beaucoup de dessinateurs de cartes publient leurs planches et leurs recherches. Indispensable pour une page consacrée à un seul illustrateur.

Créations de fans

Superbes, et souvent parfaites pour une ambiance précise. Identifiez toujours l'auteur, et respectez ce qu'il autorise : beaucoup acceptent l'usage personnel, peu acceptent autre chose.

Vos propres images

Un dessin, une photo, un motif, une texture, un aplat de couleur. C'est aussi la seule source dont vous êtes certain des droits.

Visez la meilleure résolution possible

Partez toujours du fichier le plus grand que vous trouverez. Une image très correcte sur un écran de téléphone devient visiblement floue une fois étalée sur plusieurs pochettes. Comptez environ 2 400 pixels de large pour une illustration qui couvre une page entière.

Le papier et l'impression

C'est là que se jouent la plupart des ratés, et ils se corrigent tous avec un essai.

Recommandé

Papier cartonné mat, 250 à 300 g/m².

Fonctionne aussi

200 à 250 g/m², selon la rigidité que vous cherchez et la place dans vos pochettes.

À éviter

Le papier d'imprimante ordinaire : il gondole dans la pochette au bout de quelques jours.

Mat ou brillant ?

Le mat et le satiné sont généralement plus faciles à vivre : la pochette plastique apporte déjà ses propres reflets, et un papier très brillant ajoute les siens par-dessus.

Avant de lancer l'impression

  • Échelle : 100 %
  • « Adapter à la page » : désactivé
  • Le bon format de papier
  • Qualité d'impression élevée
  • Un premier essai sur une seule pièce

Les erreurs les plus courantes

  • Confondre taille de carte et taille de pochette

    63 × 88 mm, c'est la carte. La pochette est plus grande, et c'est elle que l'insert doit remplir.

  • Partir d'une image trop petite

    Ce qui passe à l'écran ne passe pas à l'impression, surtout étalé sur quatre pochettes.

  • Laisser l'imprimante redimensionner

    « Adapter à la page » décale tout d'un ou deux millimètres. Assez pour que rien ne se rejoigne.

  • Oublier le sens d'ouverture

    Ce qui rentre dans la pochette dépend du côté par lequel elle s'ouvre. À décider avant de composer, pas après.

  • Tout imprimer d'un coup

    Une seule pièce d'essai coûte trois secondes et sauve une feuille entière.

Ou laissez michi binder faire la partie fastidieuse

Tout ce qui précède se fait très bien avec un logiciel de dessin, une règle et de la patience. michi binder enlève simplement les étapes où l'on perd du papier.

À la main

  1. Fabriquer un gabarit aux bonnes dimensions
  2. Chercher les visuels des cartes
  3. Mesurer les pochettes
  4. Recadrer chaque illustration
  5. Calculer où tombent les coutures
  6. Placer chaque pièce sur la feuille
  7. Exporter et vérifier les tailles
  8. Imprimer

Avec michi binder

  1. Choisir son classeur
  2. Poser ses cartes depuis le catalogue
  3. Ajouter l'illustration et la cadrer
  4. Prévisualiser la page terminée
  5. Exporter et imprimer

Composez à l'écran, michi binder prépare le reste

Les pochettes se fusionnent, l'image se cadre à l'échelle réelle, et la découpe suit le sens d'ouverture de votre classeur.

Le catalogue complet

Toutes les cartes Pokémon, en français et en anglais. Vous posez la carte qui ira dans la pochette : elle s'affiche à l'écran et ne s'imprime pas.

La découpe calculée pour vous

L'éditeur connaît le sens d'ouverture. Il découpe la composition ligne par ligne, place les pièces sur vos feuilles et ajoute les repères.

Voir la page avant de l'imprimer

Un aperçu du classeur en volume, qu'on feuillette et qu'on ouvre. Le meilleur moment pour changer d'avis.

Imprimer proprement, même du téléphone

Un PDF aux dimensions exactes du papier, sans en-tête de navigateur ni mise à l'échelle imprévue.

Des modèles pour démarrer

Chaque modèle indique les pochettes à réunir et les tailles à imprimer. À reproduire à la main, ou à composer directement dans l'éditeur.

Créé par la communauté

Une même méthode, des pages complètement différentes.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la Michi Method ?

Une façon de composer une page de classeur plutôt que de la remplir : des cartes et des illustrations imprimées découpées à la taille des pochettes, sans pochette vide. Une même image peut couvrir plusieurs pochettes, si bien que la page se regarde d'un seul tenant.

Qui a créé la Michi Method ?

Elle s'est répandue sur Instagram et doit son nom au compte @peeplop, qui l'a fait connaître. Ce n'est pas une méthode officielle : la communauté l'a nommée et continue de la faire évoluer.

Faut-il savoir dessiner ?

Non. La plupart des pages partent d'illustrations existantes. Le travail est un travail de composition : décider quelle carte et quelle illustration va où.

Quel classeur utiliser ?

Un 9 pochettes à chargement latéral est le plus simple : une illustration peut y franchir la couture entre deux pochettes voisines. C'est aussi le format de la plupart des exemples.

Peut-on utiliser un classeur à chargement par le haut ?

Oui, avec des compositions un peu différentes. Chaque pochette y reste une case indépendante : les grandes illustrations demandent d'être découpées pochette par pochette, ce qui se voit un peu plus.

Quelle taille donner aux inserts ?

Environ 68 × 93 mm pour une pochette, soit un peu moins que la pochette elle-même. Deux pochettes côte à côte donnent une pièce d'environ 139 × 93 mm : trois millimètres de plus que deux inserts, pour passer sous la couture. Mesurez les vôtres : les écarts entre marques se comptent en millimètres, et ils suffisent.

Taille de carte ou taille de pochette ?

Taille de pochette, moins deux à quatre millimètres. Un insert à 63 × 88 mm (la taille exacte d'une carte) laisse un liseré de vide sur les bords une fois glissé.

Quel papier choisir ?

Du papier cartonné mat de 250 à 300 g/m² pour la plupart des usages. Entre 200 et 250, cela fonctionne aussi et se glisse plus facilement. Le papier d'imprimante ordinaire, lui, gondole.

Peut-on faire une page sans imprimante ?

Oui, en passant par un service d'impression en ligne ou une boutique de reprographie. Demandez une impression à 100 %, sans mise à l'échelle, sur le papier de votre choix.

Où trouver des illustrations en bonne qualité ?

Les artworks officiels des cartes, les planches publiées par les illustrateurs, vos propres images. Visez le fichier le plus grand disponible : une image nette à l'écran peut devenir floue sur quatre pochettes.

Une illustration peut-elle couvrir plusieurs pochettes ?

Oui, c'est même tout l'intérêt. Elle sera découpée : une pièce de papier franchit une couture entre deux pochettes, pas davantage, et jamais entre deux lignes.

Peut-elle continuer sur deux pages ?

Visuellement oui, et l'effet est très réussi sur une double page. Chaque page reste imprimée et découpée séparément : c'est le cadrage qui fait la continuité.

Faut-il utiliser Canva ou Photoshop ?

N'importe quel outil qui travaille en millimètres fait l'affaire. michi binder évite surtout d'avoir à fabriquer le gabarit et à calculer les découpes.

Est-ce que cela abîme les cartes ?

Pas plus qu'un classeur ordinaire : les cartes restent dans leurs pochettes, les inserts occupent les pochettes voisines. Évitez seulement de glisser un insert et une carte dans la même pochette.

michi binder est-il gratuit ?

Oui, avec trois classeurs et vingt pages par classeur. Rien à installer, et aucun filigrane sur ce que vous imprimez.

Peut-on vendre les pages créées ?

Non. Les illustrations appartiennent à leurs auteurs et à leurs éditeurs : une page composée reste un usage personnel.

À vous de composer la première.

Choisissez votre classeur, posez les cartes que vous avez déjà et construisez l'illustration autour. Vous pourrez tout regarder en volume avant d'imprimer la moindre feuille.

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